1. L’interdiction de l’intérêt
L’un des plus importants fondements de la Finance islamique est l’interdiction de la ribà.
Ce mot arabe qui veut dire augmentation englobe l’intérêt dans toutes ses formes, qu’il Soit excessif ou modéré. Tout revenu fixe et prédéterminé, indépendant de la rentabilité de l’actif financé n’est pas admis.

2. La Zakat
La Zakat peut être définie par l’Aumône légale due par tout musulman à partir d'un minimum imposable. C’est une sorte d'impôt obligatoire sur la fortune pour tous les musulmans. C’est un des piliers de l’islam et de ses grands fondements, comme le montrent les preuves du Coran et de la Sunnah.

3. Le principe de Partage des Pertes et Profits (PPP/3P) ou Profit & Loss Sharing (PLS)
La notion de partage des pertes et profits est un des éléments clés dans le concept de finance islamique car elle est le reflet des valeurs que l’Islam transmet à ses fidèles, à savoir justice, égalité sociale et fraternité. Ce système est défini par KHAN (1984) comme étant « un mécanisme financier qui lie le capital financier à l’industrie et au commerce sans utiliser un intérêt ». Il s’agit donc d’un procédé qui permet aux techniques de financements islamiques d’établir des échanges commerciaux en empêchant l’intérêt et ceci dans les règles de la Chari’a. Cette technique permet en outre le partage des risques entre entrepreneur et investisseur. Effectivement, ce dernier est directement lié au bon déroulement des affaires lors de la transaction basée sur le principe des 3P alors que lors d’un prêt à intérêt le risque est en partie transféré au demandeur de fond.

4. La thésaurisation
La thésaurisation est un terme technique économique décrivant une accumulation de monnaie soit pour en tirer un profit ou soit par absence de meilleur emploi, et non par principe d'économie ou d'investissement productif. Le Coran prohibe la thésaurisation car dans l’Islam l’argent ne doit pas constituer une source de puissance. De plus, si un croyant musulman thésaurise ses avoirs cela signifie, dans cette religion, qu’il ne participe qu’à son enrichissement personnel et ne fait pas profiter l’économie en général.

5. L’interdiction de l’incertitude des ventes et de la spéculation (Gharar et Maysir)
Le terme Gharar signifie littéralement « incertitude, hasard » et sa prohibition sous-tend le principe suivant : un musulman doit tout faire pour qu’il ne résulte de ses actes aucun conflit ni aucune tension. C’est la raison pour laquelle il ne doit pas effectuer de bay’oul Gharar (achat avec incertitude) dont la transaction englobe une part non négligeable d’ambiguïté, d’incertitude et de hasard sur les caractéristiques du bien échangé telles que son prix, sa taille, sa couleur, la date de livraison, les échéances ainsi que les montants de remboursements.

6. Les activités illicites (haram)
A l’instar de la finance éthique, le système financier islamique proscrit tout investissement dans certaines activités illicites. Nous pouvons mentionner les distilleries, l’industrie pornographique, les jeux de hasard, les charcuteries…